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Axelle Corteel
Chant · Accordéon
Cette histoire commence avec une petite fille et un accordéon.
La petite fille, elle, voulait tout faire. Chanter, jouer, raconter des histoires, monter sur scène… Elle aurait bien aimé ouvrir toutes les portes à la fois, si cela avait été possible. Alors, tous les dimanches après-midi, avec pour tout public son miroir, elle chantait et dansait, transformant le salon familial en petit théâtre.
Les années passèrent, et les chemins commencèrent à se multiplier.
Il y eut les livres, les poèmes, les longues rêveries, puis la musique rock et le métal. Il y eut même quelques chroniques musicales, le temps de mettre des mots sur toutes ces musiques qui lui faisaient battre le cœur.
Et puis vint le chant. La scène. Le plaisir de raconter une histoire à plusieurs voix, de la partager avec ceux qui l'écoutent et ceux qui la font naître.
Alors Axelle continua sa route, passant d'un univers musical à l'autre, du répertoire ancien aux musiques traditionnelles. Elle changeait parfois de paysage sans vraiment quitter les précédents. Ici, on la voyait comme une chanteuse lyrique ; là, comme une rockeuse. Elle, pendant ce temps, se demandait surtout pourquoi il aurait fallu choisir.
En chemin, elle rencontra des personnes, des musiques et des histoires. Elle apprit à écouter, à observer, à créer avec les autres. Elle se mit à collectionner les mondes plutôt qu'à les choisir, à chercher ce qui les rapproche plutôt que ce qui les sépare. Et sans vraiment s'en rendre compte, elle se mit à faire ce qu'elle avait toujours aimé : relier les choses.
C'est alors qu'elle rencontra Morgan.
Chacun avait son histoire, ses propres instruments et chemins de traverse. Mais tous deux étaient animés par la même envie : celle de créer un monde où les contes, les légendes et la musique pouvaient enfin se retrouver. Tissés de leurs deux imaginaires, les Tanrüns étaient nés.
Peut-être qu'au fond, Axelle est restée cette petite fille devant son miroir. Celle qui voulait tout faire, qui refusait de choisir et qui avait déjà compris, sans le savoir, qu'il existe parfois de plus beaux chemins que ceux qui consistent à ne choisir qu'un seul monde : ce sont ceux qui permettent de tous les réunir.



